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À cette époque, l’espèce Homo sapiens n’avait pas encore atteint l’Amérique. Les indices anthropologiques, génétiques et archéologiques démontrent que l’occupation humaine, selon le lieu géographique du continent, date au maximum de 75 000 ans (date discutée ; celle de 125 000 ans a aussi été avancée), avec une moyenne fixée à 40 000 ans environ. Le séquençage du génome d’un Aborigène du début du XXIe siècle montre, selon les règles de l’horloge génétique, que les ancêtres des Aborigènes seraient arrivés en Asie il y a environ 70 000 ans et seraient isolés en Australie depuis 50 000 ans. Depuis cette période, les Aborigènes ont développé en autarcie une culture qui leur est propre. De nouvelles fouilles archéologiques, entreprises entre 2012 et 2015 sur le site de Madjedbebe (en) dans le Nord de l’Australie, tendent néanmoins à prouver qu’Homo sapiens y était présent il y a 65 000 ans ± 6 000 ans.
Sources : fr.wikipedia.org
Au moment des premiers contacts, il y a en Australie environ six-cents peuples différents pratiquant cinq-cents langues, cultures et sociétés différentes. Aucun spécialiste ne connait ces cinq-cents peuples. Selon Alain Testart, on en connaitrait précisément seulement trois ou quatre actuellement[réf. nécessaire]. Les Aborigènes d’Australie ont souvent été présentés par leurs colonisateurs comme de simples chasseurs-cueilleurs n’ayant, de ce fait, ni attachement au sol ni droits sur leurs territoires. La réalité est plus complexe, comme l'attestent les très nombreux témoignages des premiers Européens à avoir exploré le continent. Au moment du contact, les notes des explorateurs font en effet état, de manière consistante, répétée et souvent illustrée, de pratiques agricoles et piscicoles avancées et adaptées à un environnement exigeant et fragile. Ces techniques ingénieuses et fort bien maîtrisées permettaient alors de subvenir de manière permanente et satisfaisante aux besoins de populations importantes, souvent sédentarisées dans des villages étendus aux constructions élaborées et durables. Ces mêmes techniques permettaient en outre d’accueillir, sur certains sites, à intervalles plus ou moins réguliers, de grandes manifestations culturelles rassemblant un nombre très important d’individus.
Sources : fr.wikipedia.org
==== Techniques agricoles ==== En raison de la fragilité générale des sols, les communautés aborigènes avaient adopté depuis bien longtemps des techniques agricoles adaptées à leurs environnements naturels. Les premiers Européens n’en reconnurent pas moins instantanément des éléments du paysage agricole auquel ils étaient accoutumés. Ainsi le major Thomas Mitchell (1792-1855) : « L’herbe est fauchée et empilée en meules, de telle manière que le désert prend l’aspect d’un champ à la fenaison. Et ces alignements de meules s’étendaient sur plusieurs kilomètres. […] Des piles de graminées séchées, cueillies expressément dans le but d’en extraire les graines, bordaient notre chemin sur des kilomètres. Je comptais 9 miles le long de la rivière, durant lesquels nous chevauchions dans cette prairie dont la végétation touchait la sangle de nos selles ».
Sources : fr.wikipedia.org
==== Maîtrise des brûlis ==== Les premiers explorateurs furent étonnés, en découvrant le nouveau continent, de l'aspect des paysages, qu'ils comparaient souvent à un « jardin à l'anglaise ». Les forêts impénétrables y étaient rares, et l'espace y était ouvert, structuré en une alternance de prairies, de bosquets, et de futaies dépourvues de sous-bois. Ils furent également frappés par la dextérité avec laquelle les indigènes utilisaient le feu pour entretenir ce paysage. Armés de leurs bâtons à feu (fire-sticks en anglais), et aidés par une solide connaissance des conditions climatiques, du régime des vents et de la biologie des plantes, les Aborigènes pratiquaient en effet des brûlis raisonnés, selon un calendrier coordonné entre les tribus et organisés en vastes damiers. Ceux-ci leur permettaient de contrôler la croissance des buissons, d'alimenter en cendre les végétaux dont ils se nourrissaient, de réveiller les graines de leur dormance et, plus généralement, d'organiser sur le long terme le paysage à leur guise. Les brûlis étaient également l'occasion d'encourager le gibier à se déplacer vers des espaces repérés par avance et d'en faciliter ainsi la chasse et la capture.
Sources : fr.wikipedia.org
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La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Peptide)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Peptide)